Je bouffe donc j’écris #confession

 

ALEXANDRE Le Grand, merci. Vous avez changé ma vie. Pour un tas de raisons plus ou moins essentielles. Grâce à vous, j’ai par exemple pris conscience qu’un Irlandais est toujours mieux en version originale. Même dirigé par Oliver Stone. Et même en toge. Vous ne me croyez pas ? Jetez un oeil sur le film qui porte votre nom. Colin Farrell n’y est qu’une blondinette et pâle version de lui-même…

Là, Alex je le sens, visionnaire que vous êtes, vous commencez à me prendre pour une fille futile. Et vous avez raison. En général, je suis une fille futile. Mais jamais quand il s’agit de l’Irlande sous toutes ses déclinaisons : la pluie, les fléchettes, le Connemara et… Colin Farrell. Une découverte qui a eu un impact non négligeable sur la vie de mes proches au cours des dix-huit derniers mois. Nous en reparlerons bientôt (*).

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Car, sans vous Alex, je n’écrirais pas non plus ces lignes. Excitée comme une puce qui prépare sa valise pour les Maldives alors qu’il fait – 3 degrés dehors, que le ciel est squatté par des cumulonimbus dépressifs et que l’icône « productivité » de mon ordi me nargue en me rappelant que « SI, dimanche soir est ENCORE revenu ».

En effet, grâce à votre insatiable curiosité, Alex, grâce à votre TOC de conquérant, mon cerveau a toujours sa dose de Dopamine. Une hormone de plaisir qui me conduit à tâtonner jusqu’à mon clavier tous les matins vers 6 heures. Puis à me mordre la lèvre inférieure pour réprimer un petit cri de satisfaction et éviter de réveiller la maisonnée quand, après quelques cookies, la magie de l’écriture opère et que mes doigts se mettent à courir sur le clavier. Et me permettent de vivre quelques unes des mille vies qui s’agitent en moi.

Ne froncez pas les sourcils, Alex, la Dopamine est une substance légale. Vous n’avez rien fait de mal, à part de me transformer en cake addicte et – la vie et ses mystères – en auteure de comédies romantiques. Mais ça, vous ne pouviez pas le prévoir quand vous vous êtes agenouillé et que vous avez examiné, un peu interloqué, une étrange plante plus tard baptisée canne à sucre. On ne mesure jamais tout à fait les conséquences des grandes conquêtes…

La preuve, vous l’auriez deviné, Alex, que grâce à vous mon prochain roman paraîtrait chez Pygmalion tadaaaa… en octobre prochain ?

***

(*) bande-annonce.

PS en revanche, je ne remercie pas Lavoisier grâce à qui les balances sont devenues des outils de mesure de précision.

 

(Re) Découvrir le premier chapitre de Dress code et petits secrets – l’aventure américaine

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Présentation

LA gloire, c’est fait (exténuant mais fait). La beauté, c’est totalement subjectif (ouf). Et l’amour ? Un boulot à temps plein. Après avoir conquis Paris et ses fashionistas, séduit des milliers de lectrices avec leur blog Chic.com et être sorties vivantes d’un studio de télévision, Capucine, Karine et Marjolaine se lancent à la conquête de l’Amérique avec La Perfection des femmes françaises, une insupportable vérité ! un guide de développement personnel très parisien. Et, Capucine, elle, part sur les traces d’un prince très charmant qu’elle se mord les doigts d’avoir laissé filer tous les matins depuis 320 jours, 13 minutes et 4 secondes, environ.

Les premières pages sont ici DRESS CODE ET PETITS SECRETS 2

Ma liste de mauvaises résolutions

JE NE suis pas une fille originale. Chaque année, le 1er janvier, je fais donc ma liste de bonnes résolutions. Une liste que je suis scrupuleusement pendant les 45 heures premières heures, environ. Avant de commencer, ensuite, à trouver des kilos d’excuses pour contrevenir à tous les points qui y figurent. Pour ma défense, je respecte méticuleusement l’ordre de ma liste ce qui prouve que certes je ne suis pas une fille originale mais que je suis une fille rigoureuse.

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Du coup, pour 2017, j’ai décidé de tout changer. J’ai donc rédigé une liste de… (hyper) mauvaises résolutions :

  • déguster une religieuse au chocolat à la crème au beurre au café en traversant le jardin du Luxembourg tous les dimanches (sans exception).
  • barboter dans mon bain en chantant aussi bien que Julia Roberts dans Pretty Woman une fois par semaine (minimum).
  • terminer toutes les tablettes de la maison en douce dans les toilettes.
  • passer plus de deux heures par jour au téléphone avec mes copines (oui, vous).
  • appeler mon amoureux plus de quinze fois par jour (oui, toi).
  • passer 4 heures 27 minutes 18 secondes quotidiennes sur les réseaux sociaux.
  • continuer à acheter des rouges à lèvres qui ne me feront jamais la bouche de Marilyn Monroe juste pour le plaisir de croire que les miracles existent.
  • expliquer à mon aspirateur que nous sommes dans une relation libre => non exclusive. On est en 2017, après tout.
  • empiler mes trente-cinq carnets de notes sur mon bureau.
  • dire oui à toutes les petites paires de boots à talons qui me feront de l’oeil.
  • accepter de me faire draguer par tous les pulls bleu marine qui iront avec.
  • devenir une psycho-rigide du spa mensuel.
  • sourire à tous les passagers qui s’assiéront en face de moi sur les sièges moelleux de la ligne 13. Avec une attention particulière pour ceux qui racontent leur vie en hurlant au téléphone. Les pauvres c’est certainement qu’ils sont sourds.
  • reprendre Grey’s Anatomy depuis la saison 1 puis écrire une thèse sur le système pileux masculin.
  • accepter le fait que je respire mieux à proximité des livres. Donc m’offrir tous les romans dont la dernière de couverture me fera fondre même si ma bibliothèque explose et que mon amoureux va être obligé d’acheter l’appartement au-dessus de chez nous pour ranger les siens.
  • réécrire une 46e fois le premier chapitre du roman que j’ai déjà rendu à mon éditrice puis lui envoyer un SMS bourré de smileys rougissants + une photo de Benedict Cumberbatch pour savoir si elle y voit un inconvénient.
  • me laisser conquérir par le héros du nouveau roman que j’ai commencé à écrire. Du coup, être obligée de lui parler à haute voix dans la rue. Parce que le laisser en plan, comme ça, entre deux séances d’écriture, c’est vraiment pas sympa.
  • demander de l’aide pour allonger ma liste de mauvaises résolutions ; )

En attendant vos tuyaux pour devenir encore plus performante, je vous souhaite une très joyeuse année pleine de mauvaises résolutions, d’amour et de magnifiques lectures !!!

***

 

Let it snow sur France Bleu

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Deux heures d’émission en direct sur le thème Je kiffe Noël !

Mille mercis à Vanessa Lambert de m’avoir invitée pour représenter la #TeamRomCom dans son émission On se dit tout.

Ouf nous ne sommes pas les seules dingues de Noël… la preuve ; )

Pour (ré) écouter cliquer sur la photo.

Une tentative de danse du soleil (on y croit… on va dire qu’on y croit)

Depuis un mois, j’ai tout essayé. La méthode Coué, la méthode New York (cf Instagram), la méthode chapeau & bottes de pluie…

… Mais le mois de novembre a décidé de s’acharner sur le mois de juin.

Du coup, je tente la méthode Chick Lit pour convaincre l’été de pointer le bout de son nez…

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Alors, le soleil, tu reviens ?

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Je vis dans une #RomCom et c’est un cauchemar

 

 

LE COUP de la bouteille à moitié vide et à moitié pleine, ça fonctionne jusqu’au jour où cela ne marche plus. Et ce jour, c’est aujourd’hui. Saint-Valentin pluvieuse. Saint-Valentin dangereuse. Pour une fille comme moi.

Depuis six mois, je me dis qu’il y a pire dans la vie. Il y a les alcooliques, les droguées, les allergiques au Nutella, les filles qui n’ont jamais pu tenir debout chaussées d’une paire de talons et celles qui bourrées et/ou stones expient leur passion pour le gianduja sur les escarpins à qui elles ont fini par dire oui pour la vie. Et qui risquent de leur en vouloir pour longtemps…

Ça fait du monde. Beaucoup de monde. C’est vrai. Toute cette humanité fragile devrait m’aider à relativiser mon énorme problème à moi. Je m’appelle Isa. Je viens de fêter mes trente ans. Et je dois en profiter car je n’aurais peut-être jamais le plaisir de goûter un succulent cheesecake (seul gâteau autorisé ici) pour mon trente-et-unième anniversaire. Je suis dépendante. Niveau maximal. Littéralement tributaire du cerveau dérangé qui m’a donné le jour.

 

La fille sympa qui ne se fera jamais larguer par Hugh Grant, c’est moi.

 

Pour faire simple et clair, je m’appelle Isa. Et je vis le cauchemar quotidien d’être ce que l’on appelle un personnage secondaire *soupir* *grimace* *shoot de Nutella* *gémissement*. Sur le papier, c’est-à-dire là où je suis censée m’épanouir un jour, c’est absolument le pied. Dans une comédie romantique, un personnage comme moi peut se permettre des trucs que ne ferait jamais un perso principal. Pas de pression – aucune obligation de sourire comme Julia Roberts ou de regarder une autre embrasser professionnellement Colin Firth – juste le fun de repousser toujours plus loin les limites. Sans jamais risquer d’en subir les douloureuses conséquences. La fille sympa qui ne se fera jamais larguer par Hugh Grant, c’est moi.

Mais dans ma vraie fausse vie, l’existence ressemble à un long calvaire. Le cerveau dérangé qui m’a donné le jour m’a déjà rayé sadiquement au moins trois fois de son carnet de notes. Un carnet rose et violet à spirale. Les gens qui la connaissent moins intimement que moi trouvent « trop mignon » le choix de ce carnet. Moi, le seul surnom que j’ai pu lui donner c’est « compil’ de névroses, volume 1 ». Je ne dois pas avoir tout à fait tort, si j’en crois les efforts qu’elle fait pour le planquer et que personne chez elle ne mette la main dessus…

Marianne, le cerveau dérangé c’est elle, va me gommer, m’effacer, me ressusciter, me promouvoir perso principal dans un moment de désespoir, éclater d’un rire limite démoniaque le lendemain en remerciant le saint patron des auteurs qui l’a remise sur le droit chemin et me rétrograder aussi vite, me raconter sa vie sans écouter la mienne, me faire vivre des trucs hardcore tout ça parce que la vérité c’est qu’elle est bien trop lâche pour les tenter elle-même.

 

Et ça va continuer jusqu’à ce qu’un beau jour, elle soupire de plaisir, mette un point final à ce roman.

 

Et ça va continuer, durer, se répéter jusqu’à ce qu’un beau jour, elle soupire de plaisir, mette un point final à ce roman, éteigne son ordi, court au ralenti retrouver ses copines pour fêter la bonne nouvelle, se saoule au Perrier, quitte précipitamment le resto pour retrouver son ordi et relire son texte. Car je suis dépendante mais l’addicte au clavier, c’est elle.

Comme la bouteille est à moitié pleine et que nous vivons dans un monde merveilleux où les personnages peuvent échapper à leur créateur et vivre leur vie dans un anonymat relatif sur internet, j’ai décidé, pour me venger c’est vrai, de vous raconter ici, la vraie histoire vraie de sa prochaine Rom/Com.

C’est très mal, je sais.

Mais, OMG, ça va me faire un bien fou.