Photo du jour

DERRIÈRE cette couverture, un sourire béat (version officielle) & bêta (version officieuse) fend le visage d’une happy auteure.

La Malédiction de la zone de confort aux éditions Pygmalion paraît en octobre.

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News du jour

DEPUIS novembre dernier, je fais des efforts surhumains pour tenir ma langue. Depuis hier, je m’entraîne devant le miroir à faire la fille blasée. Depuis ce matin, j’ai renoncé. Impossible d’être crédible dans ce rôle ; )

Oui, je suis aux anges. Oui, je suis surexcitée. Oui, je peux enfin vous révéler le titre de mon prochain roman.

La malédiction de la zone de confort paraîtra à l’automne chez Pygmalion.

Une comédie romantique qui se déroule dans les coulisses de la création d’une série télé. Pour la première fois, j’ai évoqué hier le roman à l’antenne de La Loi des séries. Faute de pouvoir encore vous en révéler davantage, je pose le replay ici.

A très vite pour de nouvelles infos !

LDS

 

 

 

 

Ma liste de mauvaises résolutions

JE NE suis pas une fille originale. Chaque année, le 1er janvier, je fais donc ma liste de bonnes résolutions. Une liste que je suis scrupuleusement pendant les 45 heures premières heures, environ. Avant de commencer, ensuite, à trouver des kilos d’excuses pour contrevenir à tous les points qui y figurent. Pour ma défense, je respecte méticuleusement l’ordre de ma liste ce qui prouve que certes je ne suis pas une fille originale mais que je suis une fille rigoureuse.

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Du coup, pour 2017, j’ai décidé de tout changer. J’ai donc rédigé une liste de… (hyper) mauvaises résolutions :

  • déguster une religieuse au chocolat à la crème au beurre au café en traversant le jardin du Luxembourg tous les dimanches (sans exception).
  • barboter dans mon bain en chantant aussi bien que Julia Roberts dans Pretty Woman une fois par semaine (minimum).
  • terminer toutes les tablettes de la maison en douce dans les toilettes.
  • passer plus de deux heures par jour au téléphone avec mes copines (oui, vous).
  • appeler mon amoureux plus de quinze fois par jour (oui, toi).
  • passer 4 heures 27 minutes 18 secondes quotidiennes sur les réseaux sociaux.
  • continuer à acheter des rouges à lèvres qui ne me feront jamais la bouche de Marilyn Monroe juste pour le plaisir de croire que les miracles existent.
  • expliquer à mon aspirateur que nous sommes dans une relation libre => non exclusive. On est en 2017, après tout.
  • empiler mes trente-cinq carnets de notes sur mon bureau.
  • dire oui à toutes les petites paires de boots à talons qui me feront de l’oeil.
  • accepter de me faire draguer par tous les pulls bleu marine qui iront avec.
  • devenir une psycho-rigide du spa mensuel.
  • sourire à tous les passagers qui s’assiéront en face de moi sur les sièges moelleux de la ligne 13. Avec une attention particulière pour ceux qui racontent leur vie en hurlant au téléphone. Les pauvres c’est certainement qu’ils sont sourds.
  • reprendre Grey’s Anatomy depuis la saison 1 puis écrire une thèse sur le système pileux masculin.
  • accepter le fait que je respire mieux à proximité des livres. Donc m’offrir tous les romans dont la dernière de couverture me fera fondre même si ma bibliothèque explose et que mon amoureux va être obligé d’acheter l’appartement au-dessus de chez nous pour ranger les siens.
  • réécrire une 46e fois le premier chapitre du roman que j’ai déjà rendu à mon éditrice puis lui envoyer un SMS bourré de smileys rougissants + une photo de Benedict Cumberbatch pour savoir si elle y voit un inconvénient.
  • me laisser conquérir par le héros du nouveau roman que j’ai commencé à écrire. Du coup, être obligée de lui parler à haute voix dans la rue. Parce que le laisser en plan, comme ça, entre deux séances d’écriture, c’est vraiment pas sympa.
  • demander de l’aide pour allonger ma liste de mauvaises résolutions ; )

En attendant vos tuyaux pour devenir encore plus performante, je vous souhaite une très joyeuse année pleine de mauvaises résolutions, d’amour et de magnifiques lectures !!!

***

 

Je vis dans une #RomCom avec Friedrich Nietzsche

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TU SAIS que la philosophie peut être une chose effrayante quand tu dois vivre 24/24 dans la tête d’une fille qui, après avoir promis à son éditrice de lui remettre le manuscrit d’une authentique comédie romantique, a répété en boucle « OMG Friedrich ». Surtout, quand le Friedrich en question n’est pas une version germanophone de Hugh Grant (meilleure époque) ni le prénom de son amoureux IRL. Mais un vénérable philosophe allemand du XIXe siècle embarqué malgré lui dans une vie en rose. Monsieur Nietzsche a-t-il vraiment mérité d’être responsable de tout ce qui va m’arriver, hein ?

Tu sais que la philosophie peut être est un ingrédient indispensable à l’accomplissement du miracle dramaturgique – détaillé par Aristote dans son ouvrage intitulé La poétique – quand la fille, qui répète en boucle « OMG Friedrich » l’oeil fiévreux et les doigts collés sur le clavier de son ordinateur, a terminé son nouveau roman.

Tentative (pathétique) en latin & danse de la joie & Aristote 

Tu sais que la philosophie peut donner naissance à une forme incurable de folie quand la fille en question lève un beau jour un poing triomphant vers le ciel et essaye de prévenir en latin Aristote qu’elle vient d’appuyer sur envoyer après avoir rédigé un mail à destination de son éditrice mais que finalement elle se contente d’un yessssssss et d’une danse de la joie car son latin est très rudimentaire et qu’elle ne veut pas se décrédibiliser aux yeux du grand homme. Un grand homme qu’elle a, en plus, un peu trompé avec un autre grand homme pour venir à bout de son texte. « OMG Friedrich ».

Même si tu as conscience que sur l’échelle de Richter, elle est folle, échelon hystérique, la fille, cette succession de constats, n’est pas facile à vivre tous les jours pour une fille comme moi qui vit dans les pages de son manuscrit à elle. Être à la merci d’une psychopathe même néophyte nécessite d’être un animal à sang-froid niveau lézard d’Alaska .

OMG Friedrich & temps à tuer & quotidien compliqué

À trente ans pourtant, on en sait en principe des choses sur la vie. Surtout quand on est comme moi, Isa, un personnage secondaire. C’est-à-dire une fille qui a du temps à tuer et, donc, tout le loisir d’observer les personnages principaux tenter de surnager dans l’océan d’emmerdements que grâce à « OMG Friedrich », l’auteure a eu la capacité d’inventer.

Pour surmonter mon trauma, moi aussi, je me suis remise à la philo. Au cours des six derniers mois, il m’est souvent arrivé d’essayer d’accéder à la sagesse en susurrant « OMG Friedrich » . J’ai découvert plein de choses passionnantes mais, surtout, j’ai compris que j’avais échappé au pire. Friedrich Nietzsche a affirmé un jour : « Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou ». Heureusement que Marianne ne connait pas le mot certitude et qu’elle a flippé magnitude au-delà de l’échelle de Richter au cours des 180 jours qu’il lui a fallu pour donner naissance à son nouveau roman. Sinon « OMG Friedrich »…

Une tentative de danse du soleil (on y croit… on va dire qu’on y croit)

Depuis un mois, j’ai tout essayé. La méthode Coué, la méthode New York (cf Instagram), la méthode chapeau & bottes de pluie…

… Mais le mois de novembre a décidé de s’acharner sur le mois de juin.

Du coup, je tente la méthode Chick Lit pour convaincre l’été de pointer le bout de son nez…

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Alors, le soleil, tu reviens ?

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Je vis dans une #RomCom et vous aussi

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APRÈS LA pluie, le beau temps. Tout vient à point à qui sait attendre. Le temps guérit toutes les blessures. Le prince charmant finit par débarquer à cheval, en scooter ou en Uber. Et tous les clichés viennent à bout de nos drames existentiels en général et de notre problème crucial du moment en particulier. C’est pas pour ruiner le printemps mais, en fait, non.

Il y a deux mois, moi, Isa, personnage secondaire en devenir dans le prochain roman de Marianne Levy, que nous appellerons par commodité : Rom Com X (on ne s’emballe pas, cet auteur est une petite joueuse. Elle tourne déjà quinze fois son stylo dans sa poche quand elle utilise le verbe pénétrer et c’est toujours pour parler d’entrer dans une pièce alors son maximum sera sans doute le chapitre consacré au bisou avec la langue. Peut-être d’ailleurs que ce ne sera qu’un smack…), je surgissais ici. Pour lancer un SOS. Un Message in the novel pas uniquement parce que, c’est vrai, j’adoooooore Sting.

Je m’ouvrais à vous sur ma condition terrible des mois à venir durant lesquels je serai à la merci du clavier de Marianne. Si certaines parmi vous ont immédiatement manifesté de la compassion pour mon quotidien (merci & bisous & mojitos à volonté), d’autres ont objecté qu’il y a pire que de vivre avec une fille qui voit la vie en rose.

 

Elle aurait dû écrire un traité sur la vie des scarabées au Nouveau-Mexique ou le système pileux des sex symbol anglais vs les américains.

 

Les secondes, les minutes, les jours, les semaines ont passé, rien ne s’est arrangé. Il n’y a pas pire. C’est effrayant. Et pas seulement pour moi… L’auteure de comédie romantique, comme tous les autres, passe un certain temps à se ronger les ongles, à s’effondrer sur son ordi en jurant qu’on ne l’y reprendra plus, qu’elle aurait dû écrire un traité sur la vie des scarabées au Nouveau-Mexique ou le système pileux des sex symbol anglais vs les américains. Ou sur Einstein, au moins, cela aurait été utile. Mais, contrairement aux autres, quand l’auteure de comédie romantique est en forme, elle se métamorphose en stalker ou fouine en VF. Et, c’est là que je commence à souffrir pour vous.

La fameuse rencontre entre elle & lui. L’héroïne & le héros. Eux que l’on va suivre page après page jusqu’à ce que se produise l’inévitable et qu’ils referment la porte de leur chambre derrière eux pour vivre heureux, avoir beaucoup d’enfants, regarder beaucoup de séries et imprimer à jamais un sourire de béatitude sur notre visage. Parce que c’était eux et parce que c’était nous et qu’on fait des efforts surhumains pour ne pas écouter à leur porte. Cet instant magique du premier regard, je suis au regret de vous dire qu’elle vous l’a piqué à vous.

 

Elle guette le moment magique où les mains se cherchent, s’effleurent avant d’oser rester ensemble. 

 

Moi, Isa, je le sais. Puisque je ne la quitte pas. Quand Marianne se promène dans la rue, le casque sur les oreilles et Nat King Cole qu’elle adooooooore, l’air de rien, elle travaille. C’est quand elle pénètre dans le jardin du Luxembourg que vous devez vous inquiéter. Elle est à la recherche de la naissance du couple d’amoureux idéal. Elle guette le moment magique où les mains se cherchent, s’effleurent avant d’oser rester ensemble. Le moment juste avant le baiser. Quand les regards ne fuient plus. Quand la fusion-acquisition amoureuse devient évidente. Et là, elle me parle à moi. Et me dit : « T’as vu, c’est hyper touchant la manière dont il vient de sourire parce qu’il a caressé sa nuque ? »

Comment ose-t-elle ainsi vivre la vie des autres ? Surtout sans me la faire vivre à moi. Parce que dans Rom Com X, je ne devrais pas vous le dire mais je vous le dit quand même, un garçon sourira parce qu’il vient de caresser la nuque d’une fille. Le même sourire que celui qu’il faisait gamin après avoir raflé le plus beau calot de la cour de récré. Je ne sais pas vous mais cela me met hors de moi.