Dans les coulisses de CASP…

LA naissance d’un roman est toujours un phénomène mystérieux.

Au hit-parade des questions que me posent les lecteurs, la venue au monde des personnages arrive largement en première position.

Voici un petit entretien qui permet d’en apprendre plus sur Sam et de pénétrer dans les coulisses de la création de

« Chaussures à son pied »

interviewcasp

The End is encore coming

CE matin, j’ai obéi à l’appel de mes post it et de mon bic 4 couleurs préférés. Depuis des semaines, je résistais parce qu’au fond de moi, je savais que c’était trop tôt. Il y avait des high très high et des low très low.

🌟 Mille fois, je suis tombée en amour pour mes nouveaux personnages.

🌟 Trois mille fois, j’ai failli me faire arrêter dans le métro parce que je me marrais toute seule en pensant à eux.

🌟 Cinq mille fois, j’ai failli envoyer un message à ma magique éditrice chez Pygmalion pour lui dire que je partais élever des Hugh Grant dans le Larzac pour une durée indéterminée (le mieux, c’était qu’elle compte en siècles).

🌟 Huit mille fois, j’ai frôlé l’overdose de cheesecake en essayant de me remonter le moral parce que mon ordi refusait d’écrire ce roman.

🌟 Et ce matin, le miracle s’est produit. En me réveillant, j’ai su que le temps des post it était revenu. Celui des petits détails soufflés par mes personnages qui n’ont plus besoin de moi pour exister.

🌟 Merci à eux d’avoir une fois encore accepté de naître sur le papier.

J’ai hâte de vous les présenter 💛

 

Je bouffe donc j’écris #confession

 

ALEXANDRE Le Grand, merci. Vous avez changé ma vie. Pour un tas de raisons plus ou moins essentielles. Grâce à vous, j’ai par exemple pris conscience qu’un Irlandais est toujours mieux en version originale. Même dirigé par Oliver Stone. Et même en toge. Vous ne me croyez pas ? Jetez un oeil sur le film qui porte votre nom. Colin Farrell n’y est qu’une blondinette et pâle version de lui-même…

Là, Alex je le sens, visionnaire que vous êtes, vous commencez à me prendre pour une fille futile. Et vous avez raison. En général, je suis une fille futile. Mais jamais quand il s’agit de l’Irlande sous toutes ses déclinaisons : la pluie, les fléchettes, le Connemara et… Colin Farrell. Une découverte qui a eu un impact non négligeable sur la vie de mes proches au cours des dix-huit derniers mois. Nous en reparlerons bientôt (*).

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Car, sans vous Alex, je n’écrirais pas non plus ces lignes. Excitée comme une puce qui prépare sa valise pour les Maldives alors qu’il fait – 3 degrés dehors, que le ciel est squatté par des cumulonimbus dépressifs et que l’icône « productivité » de mon ordi me nargue en me rappelant que « SI, dimanche soir est ENCORE revenu ».

En effet, grâce à votre insatiable curiosité, Alex, grâce à votre TOC de conquérant, mon cerveau a toujours sa dose de Dopamine. Une hormone de plaisir qui me conduit à tâtonner jusqu’à mon clavier tous les matins vers 6 heures. Puis à me mordre la lèvre inférieure pour réprimer un petit cri de satisfaction et éviter de réveiller la maisonnée quand, après quelques cookies, la magie de l’écriture opère et que mes doigts se mettent à courir sur le clavier. Et me permettent de vivre quelques unes des mille vies qui s’agitent en moi.

Ne froncez pas les sourcils, Alex, la Dopamine est une substance légale. Vous n’avez rien fait de mal, à part de me transformer en cake addicte et – la vie et ses mystères – en auteure de comédies romantiques. Mais ça, vous ne pouviez pas le prévoir quand vous vous êtes agenouillé et que vous avez examiné, un peu interloqué, une étrange plante plus tard baptisée canne à sucre. On ne mesure jamais tout à fait les conséquences des grandes conquêtes…

La preuve, vous l’auriez deviné, Alex, que grâce à vous mon prochain roman paraîtrait chez Pygmalion tadaaaa… en octobre prochain ?

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(*) bande-annonce.

PS en revanche, je ne remercie pas Lavoisier grâce à qui les balances sont devenues des outils de mesure de précision.